L’Arbrenciel est une école privée laïque hors contrat multipédagogique.

Elle cultive l'autonomie et la coopération en s'inspirant des pédagogues renommés tel Maria Montessori, Celestin Freinet et Rudolph Steiner.

Toute l'équipe pédagogique est formée à la communication non violente et pratique la bienveillance au quotidien.

2 classes multi-âges 3-6 et 6-11 ans de 17 enfants sont accompagnés par 2 pédagogues.

 

L'école est une structure d'éducation à l'environnement, elle est en cours d'affiliation réseau Ecole et Nature.

Installée depuis septembre 2016 sur la ferme pédagogique de St Ygnan, commune de Montjoie en Ariège, le site dispose de 10 ha de prés, potagers, mares, vergers et de nombreux d'animaux.

L'Arbrenciel
en VIDÉO

                                                                                         NOVEMBRE 2018

                                                              La fin de l'école «libre» l'Arbrenciel

L’Arbrenciel était une école multi pédagogique (s’appuyant sur les pédagogues internationaux notamment Célestin Freinet, Rudolph Steiner et Maria Montessori), bienveillante, écologique, coopérative et ouverte sur le monde. 
Le choix avait été fait d’être hors contrat avec l’Education Nationale afin d’être totalement libre dans les méthodes d'enseignement et d’évaluation, tout en se conformant aux standards de l'EN en matière d'apprentissage.
De plus, concernée par les crises écologiques, économiques, éthiques que traverse notre époque ; l’école L’Arbrenciel souhaitait contribuer à un monde en transition écologique et humaine. 
Sa raison d’être était de permettre aux enfants de devenir des adultes épanouis, respectueux d’autrui et du vivant, reliés à leurs talents, et heureux de les mettre au service du monde.
Notre école était accessible à tous, les frais d'écolage étant fonction des revenus des familles. Elle répondait ainsi à notre souci de solidarité.
L'école répond- répondait!- a un besoin criant du monde actuel....En peu de temps l'Arbrenciel a suscité tant d'échos positifs, tant d'enthousiasme.
Encore aujourd'hui nous recevons des demandes d'inscriptions pour les années à venir...
Tant de personnes ont témoigné et témoignent encore leur gratitude, leur joie de savoir cette école exister.
Tant de personnes, proches ou inconnues, ont donné avec élan, de près ou de loin, de leur temps, de leur argent, de leur compétences,  de leur passions...
L'Arbrenciel était soutenu par un collectif de parents volontaires et engagés. Son cœur battait grâce à une équipe pédagogique unie, chaleureuse qui travaillait avec passion. Elle accueillait des enfants libres et joyeux.

Pourquoi l'école l'Arbrenciel s'est arrêtée subitement d'exister après une seule année d'ouverture en tant qu'école libre?

 

L'école a démarré trop vite, trop tôt : sans lieu pérenne ni trésorerie de départ.
Son lieu d’accueil a été établie dans l'urgence d'une rentrée:sans bail, une simple mise à disposition des lieux avait été convenue avec le propriétaire.

 

De plus, autre point faible de notre école, sa mauvaise gestion financière et sociale, toute l'énergie du collectif étant investie dans l'humain et la pédagogie.
A ce manque de base solide se sont ajoutées les intempéries inattendues dès son ouverture. 
Bien que légale, l’école a rencontré des  difficultés dès l’ouverture de sa classe unique 3-6ans  en septembre 2017. Ces difficultés se sont accumulées, intensifiées jusqu'à son extinction en novembre 2018.

 

C'est grâce au soutien d'un avocat, des médias et d'un collectif contre la censure que nous avons pu faire face aux difficultés administratives et extra administratives de la première année.
A savoir :
-4 inspections en 6 mois sans qu'aucun rapport d'inspection ne nous soit transmis malgré nos demandes réitérées- ce qui est contraire à la loi.
-censure de la projection d'un film-débat sur la commune voisine. 
-entretien à la gendarmerie nationale et enquête des renseignements territoriaux.
-courriers de la mairie de résidence nous retirant son soutien et nous demandant l’agrément d’Établissement Recevant du Public comme s’il n’avait jamais été délivré; panneaux de signalisation indiquant la ferme pédagogique recouverts de bâches noires scotchées.

Même si l'inspectrice d'académie de circonscription de l'époque a été mutée un mois après la censure, que le film-débat a été reprogrammé et que l'Inspecteur d'académie d'Ariège à reconnu la légalité de notre école en fin d'année scolaire....le propriétaire de notre lieu d'activité refusa le prolongement de la «mise à disposition des locaux».

A l'AG de juin 2018 nous a été annoncé une dette de 11 721 euros.
Malgré cette dette, au vue de l'augmentation du nombre d'inscriptions (de 13 à 26 enfants) et du soutien de Pôle Emploi, nous avons décidé de créer deux nouveaux emplois aidés (administratif et pédagogique) pour notre école.
L'augmentation du nombre d'enfants, des contrats aidés pour trois emplois et de la formation professionnelle de la personne recrutée en administratif nous permettait d'entrevoir la possibilité d'apurer la dette. 

En accord avec notre bailleur nous avons emménagé dans les nouveaux locaux dès le 10 septembre et les avons mis aux normes de sécurité et d'accessibilité. Nous ne savions pas alors que les murs appartenaient au Conseil Départemental.
Malgré une demande de dérogation de bon sens quant à une continuité logique de notre école sur nos nouveaux locaux pour nos 26 enfants et nos 4 salariés, le rectorat ne nous donne pas suite et nous oblige à patienter le délais des 3 mois qu'impose la nouvelle loi Gatel.

Les difficultés se sont alors transformées en obstruction dès la mi octobre: le Conseil départemental et la mairie de la commune s'unissent et s'opposent à notre emménagement via leurs courriers respectifs : «Les locaux choisis pour cette école ont une destination précise: développer le tourisme dans le département de l'Ariège avec pour conséquence (indirecte) l'augmentation des emplois et d'une relance économique (....) Le Conseil départemental de l'Ariège n'est absolument pas favorable à la présence d'une activité qui ne respecterait pas les conditions essentielles posées dans le bail emphytéotique signé avec la société ....»

Aucun lieu de secours, seule une commune voisine disposée à nous accueillir pour des ateliers pédagogique ponctuelS nous propose son soutien.
L'école perdue pour cette année, nous hésitons quelques temps avec le désir de sauver l'association.

Pour nos quatre salariés sans emploi durant cette période d'attente nous demandons en septembre un chômage technique qui est refusé. C'est le point crucial, et final, qui va nous mettre à genoux, la loi exigeant que les salaires soient versés indépendamment du contexte. Les salaires ne peuvent être versés, la dette, elle, augmente.
Au 27 novembre, la dette s'élevant à 30292 euros, nous décidons a l'unanimité de jeter l'éponge, avec colère et tristesse, et de demander la liquidation  de l'association l'Arbrenciel.